Accueil path_arrow path_arrow
Air
path_arrow
 
Surveillance de la qualité de l'air

Différents réseaux de mesures permettent la surveillance et l'évaluation de la qualité de l'air au niveau national et, dans certains cas au niveau local.

Les paramètres surveillés sont le dioxyde de soufre, les poussières, les sulfates, les métaux lourds (plomb, le zinc, le molybdène, le vanadium, le cuivre et le cadmium).

Les eaux de pluies sont également collectées afin de vérifier leur acidité et leur teneur en différents polluants (oxydes de soufre, les oxydes d'azote, les chlorures et les métaux lourds).

Le réseau de biosurveillance est basé la capacité des végétaux à réagir à la pollution atmosphérique. Des espèces végétales connues pour réagir de façon plus sensible que l'homme à la pollution atmosphérique sont sélectionnées. Deux types de biosurveillance peuvent être effectuées.

Les végétaux, dits bioindicateurs, servent à détecter la pollution atmosphérique qui apparaît ou qui est en train de s'établir. La mesure de la qualité de l'air par ces végétaux est qualitative. En effet, selon les maladies ou nuisances déterminées sur la plante, un état de la qualité de l'air est établit. L'analyse par les mousses est une méthode qui permet ce diagnostic. Elle se base sur la présence ou absence de certaines espèces de mousses sur les arbres et leur surface respective. Cette méthode est très utilisée pour évaluer la qualité de l'air en ville.

Les végétaux, dits bioaccumulateurs, permettent de mesurer une pollution de façon quantitative. Comme leur nom l'indique, ces végétaux possèdent la capacité d'accumuler la pollution par les métaux lourds et les molécules organiques dans leur tissus. Les polluants stockés dans la plante peuvent être dosés en laboratoire. Grâce à cette méthode, on détermine précisément le polluant, sa quantité et sa date d'émission. Chaque bioaccumulateur n'emmagasine pas les mêmes polluants. Les lichens sont fréquemment utilisés pour quantifier les métaux lourds.

Sur le territoire

Sur le territoire national, l'Administration de l'Environnement a la charge du réseau de mesure de la qualité de l'air. Des réseaux concernent respectivement :
- le dioxyde de soufre (10 stations)
- les retombées de poussières (100 stations)
- les sulfates et les métaux lourds (4 stations).
- la biosurveillance (14 stations)
- la collecte des eaux de pluies (2 stations)

Un réseau de télécontrôle de la qualité de l'air mesure en permanence la qualité de l'air et suit l'évolution des niveaux des principaux polluants. Il est composé de 6 stations : Luxembourg Centre, Luxembourg Bonnevoie, Esch/Alzette, Elvange (Mondorf-les-Bains), Beckerich et Mont Saint-Nicolas (Vianden). Ce réseau permet également de vérifier le respect des valeurs limites prescrites par la réglementation. Ce réseau assume aussi l'information de la population sur l'état général de la qualité de l'air et l'alerte lors des pointes de pollution.

Le site du Ministère de l'Environnement fournis des renseignements plus détaillés sur ces réseaux.

 
Limitation des rejets atmosphériques

Pour diminuer la pollution atmosphérique due aux industries et aux transports, de nouveaux procédés ont été créé. Plusieurs techniques permettent d'épurer les fumées des industries. Des filtres placé sur les cheminée des industries permettent de retenir une parties des particules polluantes contenues dans les fumées.

Pour les transports, des progrès permettent également de créer des moteurs moins consommateurs de carburants et de moins en moins polluants. La combustion des différents carburants contribue à rejeter plus ou moins de particules polluantes. Les véhicules diesel sont les plus émetteurs de particules lorsqu'ils ne sont pas équipés d'un filtre. Ils rejettent de la suie, qui pénètre dans les poumons et est cancérigène. Cependant lorsque ces moteurs sont équipés d'un filtre à particules, les rejets sont fortement réduits tout comme pour les autres types de moteur. Certains constructeurs commencent à équiper leur véhicule de cette installation.

Notons que les moteurs électriques n'émettent aucun polluant et ne rejettent aucun gaz à effet de serre pendant la conduite du véhicule.

Les moteurs au gaz naturel sont très efficaces car il permettent un meilleur rendement. Le prix du gaz naturel est largement inférieur à celui du diesel. De plus, des subventions sont accordés par Sudgas pour l'achat d'un véhicule fonctionnant au gaz.

 
Réduction des émissions de polluants et de gaz à effet de serre

Pour diminuer la pollution atmosphérique, plusieurs dispositions peuvent être prises.

Des normes permettent de fixer des seuils à ne pas dépasser pour chaque polluant par industries et par concentration dans l'air.

Le recyclage permet d'économiser de l'énergie et d'émettre moins de CO2 dans l'atmosphère
L'innovation technique permet également de limiter les rejets industriels polluants et ceux dus au transport dans l'atmosphère.

Une solution consiste également à développer les productions d'énergie moins ou pas polluantes comme le gaz ou les énergies renouvelables.

Le développement des transports collectifs permet aussi de diminuer les rejets atmosphériques. L'objectif est le même avec le vélo et l'accès à pied. De même, le transport par rail et les transports fluviaux émettent moins de rejets atmosphériques que le transport routier.

 
Conséquences à l'échelle régionale

La pollution régionale peut avoir des effets sensibles sur des centaines de kilomètres.

La pollution acide, comme son nom l'indique, est liée à des polluants acides émis par les activités humaines. Ces polluants peuvent retomber sous forme de pluies acides. Elles conduisent principalement à une dégradation des matériaux, à des nuisances sur la flore et à des dommage sur la faune aquatique.

La pollution photo-chimique (ou photo-oxydante) résulte de la transformation des composés émis par les activités humaines sous l'action des rayonnement solaire (UV-B) Ce phénomène conduit à la formation d'ozone dans les couches de l'atmosphère proche du sol. Cet ozone a des effets nocifs sur la santé, les animaux et les végétaux contrairement à l'ozone stratosphérique (de la couche d'ozone) qui nous protège des rayonnement UV solaire.
La pollution par les particules engendre également une pollution au niveau régional.

 
Nuisances

La principale nuisance causée sur l'air est sa pollution. Ce phénomène a des répercutions directes sur l'homme, la faune, la flore et les écosystèmes. Les conséquences peuvent également être indirectes car l'émission de certains polluants se manifeste à différents niveaux géographiques (échelle mondiale ou régionale).
 
Types

Pollution atmosphérique

La principale cause de pollution de l'atmosphère est due à la combustion des énergies fossiles. Les polluants dégagées sont le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO) et le dioxyde de carbone (CO2). Ces molécules aggravent les troubles respiratoires et peuvent déclencher des crises d'asthme. L'acidité du dioxyde de souffre et des oxydes d'azote conduit à des dégradations de matériaux et à des effets sur la faune et la flore.

L'ozone (O3) produit les mêmes effets que ces polluants. Ce n'est pas un polluant directement émis par l'homme mais un polluant qui résulte de réactions chimiques de certains polluants sous l'action des rayonnements solaires (UV).

Le monoxyde de carbone (CO) provient des industries, des transports et des installations de chauffage domestiques. Il entrave le transport de l'oxygène dans le sang entraînant un manque d'oxygénation. A faible dose, il peut causer des vertiges, des migraines et des vomissements. A forte dose et en milieu fermé, le monoxyde de carbone peut être fatal d'autant plus qu'il est invisible et inodore.

Les particules en suspension représentent également une pollution. On distingue les particules fines des grosses particules. Les particules en suspension touchent d'autant plus le système pulmonaire que leur taille est faible. Certaines peuvent également causer des cancers.

Pollution domestique

La pollution domestique de l'air provient des installations domestiques de combustion ainsi que de différentes particules biologiques et chimiques. Différents composés peuvent polluer l'air à l'intérieur des habitations et avoir des effets sur la santé humaine.

Le radon est un gaz radioactif naturel qui se propage dans la terre. Il peut se trouver dans les sous-sols des logements, dans les matériaux de construction ou encore dans les eaux souterraines. Il a des effets cancérigènes à forte dose.

Les gaz de combustion comme leur nom l'indique proviennent d'installations de combustion. Ils correspondent principalement au dioxyde de carbone (CO2), au monoxyde de carbone (CO), aux oxydes d'azote (NOx) et aux oxydes de souffre (SO2 et SO3). Ces composés agissent sur le système respiratoire et peuvent déclencher de l'asthme.

Les particules biologiques, chimiques et les microorganismes ainsi que les poussières peuvent également déclencher des crises d'asthme et des troubles respiratoires. Les fibres provenant de l'amiante par exemple (Abest) sont cancérigènes.

Les composés organiques issus des différents produits domestiques tels que les solvants, les peintures, les aérosols ont des effets irritants pour la gorge, les voies respiratoires et les yeux.

 
Conséquences à l'échelle planétaire

Aggravation de l'effet de serre

L'effet de serre est un phénomène naturel qui permet à la planète d'avoir une température idéale pour la vie. Le rayonnement solaire qui arrive au sol est réfléchit sous forme de rayonnement infrarouge. Une partie de ce rayonnement est piégée par les gaz et particules de l'atmosphère et contribuent à réchauffer la planète. Sans l'effet de serre, la température sur la Terre serait de -18°C en moyenne et peu d'eau serait sous forme liquide.

Certains polluants contribuent à accroître l'effet de serre et conduisent à un réchauffement climatique. Le CO2 et le méthane, issus de la combustion d'énergies fossiles, sont des gaz à effet de serre. On estime que les énergies fossiles sont responsables de 70% des émissions de CO2 dans le monde. Les activités humaines ont déjà engendré une augmentation de la température de 0,5°C au cours de la seconde moitié du XXème siècle.
Les scientifiques affirment que le réchauffement climatique engendrera la fonte des glaciers et par conséquent une montée du niveau des océans. Certaines îles et régions de basses altitudes risquent de disparaître. Les comportements des espèces risquent également d'être modifiés. Par exemple, les oiseaux migrateurs arrêteront leur voyage plus tôt sur leur parcours.

Destruction de la couche d'ozone

La destruction de la couche d'ozone est principalement due à l'émission par l'homme de certains composés dénommés composés halogénés. Ces particules réduisent le pouvoir filtrant de la couche d'ozone située entre 19 et 30 km d'altitude. Ce phénomène entraîne un accroissement des rayonnements UV-B arrivant sur la planète. La menace sur l'environnement est réelle. Ces rayonnement ont également un effet sur la santé car il entraîne des cancers de la peau.

Imprimer
© Administration Communale de Bettembourg